France

[France][bsummary]

Europe

[Europe][bsummary]

International

[International][bsummary]

SCI-TECH

[SCI-TECH][bigposts]

Faits divers

[Faits divers][twocolumns]

Trappes : « Peur sur la ville ! » J. Bardella demande la mise sous tutelle de la ville et la révocation du maire

Alors qu’Ali Rabeh vient d’être réélu à la mairie de Trappes (Yvelines), Jordan Bardella réclame que l’édile hamoniste, soupçonné de clientélisme islamiste, soit révoqué et sa ville mise sous tutelle.

Image d'illustration

Par : V.A.

« Rendons Trappes à la France ». Lundi 11 octobre, Jordan Bardella était semble-t-il décidé à ne pas mâcher ses mots. Dans un communiqué de presse cinglant, le tout jeune président du Rassemblement national (RN) a réagi à la réélection d’Ali Rabeh, maire de Trappes (Yvelines) dont la première élection, en mars 2020, avait été annulée par le Conseil d’Etat. Dans le viseur du nouveau chef de fil du RN, un édile qu’il accuse de « complaisance avec le communautarisme, illustrée par sa participation à l’opprobre jeté contre Didier Lemaire ».

Peur sur la ville

En février dernier, ce professeur de philosophie avait donné l’alerte sur l’emprise islamiste pesant sur la ville. Aux médias, il expliquait être menacé et sous protection depuis plusieurs mois, la faute à un engagement farouche en faveur de la laïcité. Quelques mois après l’affaire Samuel Paty, son témoignage avait suscité une grande polémique… et fortement déplu à Ali Rabeh, qui l’avait accusé d’être l’acteur principal « d’une opération de déstabilisation » orchestrée par ses « adversaires politiques » – à l’époque, le maire de Trappes venait tout juste de voir son élection annulée.

Chasse aux communautaristes

Pour Jordan Bardella, donc, la réélection d’Ali Rabeh « acte la mainmise de l’islamisme sur la ville de Trappes ». Une victoire des fondamentalistes parmi d’autres, selon l’élu frontiste né en Seine-Saint-Denis, qu’il assimile à la « constitution de Républiques islamiques en miniature ». Alors, que faire ? Dans son communiqué, Jordan Bardella réclame la « révocation du maire élu de Trappes par décret en Conseil des ministres ». Cependant, pas de nouvelles élections municipales au programme : pour le président du RN, il faut « la mise sous tutelle par l’Etat » de Trappes. Une mesure exceptionnelle que la loi française autorise en cas de « graves dysfonctionnements financiers », mais que le RN propose d’étendre « aux mairies qui favorisent le développement du communautarisme de quelque manière que ce soit ».



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à 01Topinfo.fr ®